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Verbier,Atos,Verbier...par Patrick le B.
Hello à tous,

Bosser jusqu’à 13h00 et le reste qui vient, rien que pour vos yeux, du plaisir à l’état pur !

Ce vendredi 20 mai, météo bonne avec un vent d’Ouest à 10 nœuds et un front qui devrait arriver…, mais un régime annoncé comme assez stable, c’est ce qu l’on verra !

Un coup de fil à Roland et RV est pris au terrain de Champsec à 14hoo. Comme je veux essayer enfin mon nouvel ATOS, je passe chez Fredy le matin afin que je puisse noter et me rappeler les étapes du montage de l’aile.

Sympa, à Champsec, je retrouve Reto et son Laminar qui est en grande forme. Les trois ailes sont mises sur le camion « la semeuse » vu que nous souhaitons passer inaperçu et moteur vers La Croix de Cœur sur Verbier. La route est dégagée et 2 modélistes nous font voir que les conditions risquent d’être plutôt bonnes.

Le décollage est bien dégagé de neige, mais c’est encore un sacré petchi sur l’altiport derrière, il faut les bottes de pêcheur pour atterrir. Roland nous explique consciencieusement qu’il faut faire attention ses belles sangles toutes bleues et toutes neuves afin qu’elles ne traînent pas dans la boue. Alors que nous faisons bien attention, c’est lui qui laisse traîner le bout de sa sangle… ( sans rancunes, Roland ! ).

Je me met à l’ouvrage pour suivre les instructions de Fredy et il me faut, of course, plus de temps que Roland ou Reto pour monter leur souples.

Alors que je termine de monter l’Atos, Roland est prêt au take off, le nez au vent ( celui de l’aile) et comme d’habitude, sans faveurs, rien qu’au feeling, Roland s’élance, croche une racine, s’encouble dans les câbles de son delta, récupère sur ses roues, touche son menton dans la pelouse, subit une érection incroyable qui le propulse in extremis en l’air. Plus de peur que de mal, morale de l’histoire, si tu voles en souple, vaut mieux en avoir une dure. Mais le voilà en l’air et va tâter du côté de bas-combe… , on le perd de vue et bien sur il fait le plancher, euh pardon, le plafond.

Reto est prêt aussi et on sent la fougue du jeune cerf en période…, génial, il décolle superbement et s’en va aussi du côté de la pompe à couillon pour faire le plein. Je ne le reverrai que plus tard en l’air.

Mais revenons à Patrick qui contrôle, recontrôle, affine, peaufine, et finalement est prêt… sauf l’empennage qui ne veut pas se monter. Un coup de fil à Fredy et je décide de décoller sans celle-ci vu que mon but est ce vol d’essai et de prise en main. Et quelle prise en main !

Je demande aux pilotes de modèles réduits de me tenir l’air pour un Hang Check et peut ainsi leur expliquer les joies de vivre l’air dans sa réelle dimension.

Prêt au décollage, concentration, excitation, course, l’aile porte bien dans ce léger vent de face et le miracle opère en me soulevant les plumes dans un décollage parfait. Très intuitif, l’Atos fait corps avec moi et me rassure. J’attend un peu avant d’attacher le harnais et je file rapidement sur bas-combe où un thermique à 4m/sec m’attend pour me propulser sur la crête, puis je lâche les volets pour longer la crête et voler vers les Ruinettes. C’est là que je croiserai Reto qui revient faire un tour sur la Croix de Cœur. Nous ne nous reverrons plus jusqu’au terrain d’attéro, 3 heures plus tard. Je sais qu’il a fait un beau vol et qu’il a ainsi pu découvrir Verbier et ses sommets.

Arrivé aux Ruinettes, je suis seul dans l’ascenseur, pas un para ni delta avec moi. J’aperçois au loin des planeurs qui pourrait être, notamment Philippe Bernard, qui avait Verbier comme but au départ de Faïence. Roland m’expliquera qu’un planeur a fait un wing a toute vitesse autour de lui dans la région du Petit Combin, à la manière de Fredy…

Je pousse donc sur le bouton 3800 mètres et me voilà propulser à + de 5m/s ( max sur ma bonne patate Flytec ), j’arrive aux barbules et termine à 3900m vers le Montfort – Bec des Rosses. Comme nous avions prévu avec Roland d’aller taquiner le Petit Combin, je décide de teste la finesse de l’Atos et donne 300 à 400 mètres pour traverser. Mais oh horreur, je choisis d’aller directement vers le petit Combin et me retrouve un peu bas par rapport à la crête. Et le vent d’Ouest me sanctionne directement en me faisant sortir de mon vario un bruit du genre Rheueueueueueueu… abominable, mais onomatopée qui est le reflet réel de cette dégeulante qui me fera descendre dans les enfers de Brunet à 2100m. J’aperçois Roland là-haut avec son air méprisant pour l’aile rigide qu’il ridiculise. Je le vois, le sourire aux anges et les dents serrées, il est au-dessus du petit Combin, il le connaît, il le tutoie, il s’est déjà posé dessus le bougre. Même qu’il y a laissé un casque de Pinochio et un morceau de son nez ( le sien maintenant ). C’est la dernière fois que je le verrai, non qu’il ne soit plus parmi nous, mais notre business man avait une réunion au top des Marécottes. Bravo Roland, toujours le meilleur. Il a fait des photos qui seront sur le site du club ces jours, allez-y faire un tour.

C’est là que j’apprécie la finesse de l’aile qui me permet de longer les pentes vers les Alpage de Mille au – dessus de Champsec sans trop perdre. Je grignote au début mètre par mètre. Je prend quelques convergences et me hisse enfin sur la crête à côté du Mont Rogneux, bien connu des peaux de phoqueurs ( mon ami Eric se reconnaîtra !). Là, le plaisir intégral se traduit par une pompe dantesque qui me transcende vers l’olympe pour lequel le Petit Combin est un palier d’attente. Et oui, 4000 et puis 4060 mètres sera mon point le plus haut de ce jour, dans les barbules en prenant soin de prendre mon cap boussole au cas où…

Je ma ballade au-dessus et tire vers le grand combin par le Vélan ( je crois ) et me retrouve sur les contreforts de cette forteresse qui protège le Valais des assaillants italiens. Il me manque 200 mètre environ pour me faire le Grand Combin, mais le plaisir est fort et les sensations sont au rendez-vous. Je suis content pour ce vol de prise en main, c’est bon, il est adopté l’Atos.

Je me baladerai ensuite sur tout le cirque de Verbier en me disant que la performance de l’aile me permettait de voir et d’apprécier davantage le paysage. Pierre à voir, col du Tronc, des Planche et retour vers La Pasay, traversée à plus de 100 km/h vers Verbier que j’atteins encore largement et un attéro tout à fait bon pour un premier sur un terrain non fauché comme Champsec. Les dieux sont avec moi et ce vol d’intro augure d’un bel avenir aérien.

Réto est là et nous partageons nos impressions. C’est alors que la cavalerie arrive, Sam et son Talon avec un ami aussi libériste ( désolé, j’ai oublié ton prénom ). Il passe prendre Réto qui, après une petite réticence, décide de repartir voler sur les mayens de Sarreyer.

Dernière histoire, le pliage, il faudra revoir ma copie car « pas génial Patrick », merci à Fredy pour les prochaines infos pratiques.

Je vois les windus qui viennent poser parfaitement, non sans avoir effectué des cabrioles, loop, wing, etc… de quoi effrayer les rapaces indigènes et les para exogènes.

Voilà un petit recueil d’une après-midi banale où nous avons été obligé d’aller voler.

Bien à vous et au plaisir de lire vos sensations libérées de libéristes affranchis des contingences terrestres…

Patrick

 
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